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Entrée gratuite
Tout Public

19h00 (sauf exception)

Salle du Sénéchal
17, rue Rémusat
TOULOUSE
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12 septembre 2017
Daniel Heuer
daniel.heuer@lpsc.in2p3.fr

Les réacteurs nucléaires à combustible liquide, vers un nucléaire « socialement acceptable »

Tous les réacteurs nucléaires commerciaux fonctionnant dans le monde ont un combustible sous forme solide. Pourtant, dès les premières études sur le nucléaire civil la possibilité d’utiliser des combustibles liquides est apparue très attractive. En effet cette particularité permet d’éliminer presque tous les risques inhérents aux réacteurs actuels : plus de risque d’échauffement anormal du combustible, pas de production de matériaux réactifs comme l’hydrogène, confinement naturel des radioéléments comme l’iode ou le césium et même un emballement neutronique serait sans conséquences notables sur l’intégrité du réacteur. Toutes ces caractéristiques permettent d’envisager la conception d’un réacteur nucléaire "socialement acceptable".
Depuis une quinzaine d’années nous étudions un tel concept de réacteur à sels fondus qui semble très prometteur : le MSFR (Molten Salt Fast Reactor). DH présentera ce concept, ses particularités et les raisons des différents choix définissant son design. Nous verrons ensuite pourquoi ce type de réacteur a ce très haut niveau de sûreté en analysant son comportement dans des situations anormales. Nous verrons aussi comment ce type de réacteur peut être complémentaire à un parc de production d’électricité intermittent (éolien, photovoltaïque) grâce à ses capacités de suivi de charge. Enfin, nous nous demanderons comment une telle filière peut se déployer et dans quelles conditions.

https://vimeo.com/248541842

10 octobre 2017
Jacques VERON
veron@ined.fr
« La montée des migrations environnementales est-elle une fatalité ? »
INED
La crise environnementale en général et le changement climatique en particulier semblent devoir conduire dans un avenir plus ou moins proche à une explosion des migrations environnementales. Face à la montée du niveau des océans et à des catastrophes naturelles qui pourraient être plus fréquentes ou plus intenses, une part croissante de la population mondiale n’aurait à l'avenir pour seul choix que de migrer. Des évaluations du nombre possible de ces migrations futures sont avancées alors même que la mesure du phénomène est problématique. D'autre part, il est aussi important de comprendre pourquoi les individus ou les familles refusent de partir quand leur environnement se modifie de manière brutale ou radicale. Sans sous-estimer l'ampleur des défis auxquels peuvent être confrontés les habitants de certains "points chauds", une explosion des migrations environnementales peut ne pas être le scénario le plus probable.

 

9 novembre 2017
Pere Puigdomènech
Professeur de Recherche CSIC
Centre de Recerca en Agrigenòmica CSIC-IRTA-UAB-UB
Bellaterra, Barcelona
Les génomes des plantes que nous mangeons

Notre alimentation est basée sur un nombre très restreint d’espèces végétales et animales. La plupart de ces espèces ont été l’objet de sélection très intense depuis l’origine de l’agriculture. Pendant le XXème siècle c’est l’application de la Génétique qui a permis l’obtention de nouvelles variétés qui sont celles que sont cultivées maintenant. Depuis 2001 nous avons réussi à obtenir le génome complet de plantes qui a commencé par celui de plantes modèle ou du riz et qui continue maintenant par ceux des plantes qui sont intéressantes pour l’agriculture ou l’environnement, ou pour comprendre des propriétés des plantes et son évolution. C’est pour cela que dans notre Centre nous avons entrepris des programmes génomes dans des espèces importantes pour l’agriculture méditerranéenne comme les cucurbitacées, en particulier le melon ou le genre Prunus comme le pêcher ou l’amandier. Ces informations sont importantes pour comprendre les propriétés particulières de ces espèces et sont la base pour l’utilisation des nouvelles technologies qui peuvent être d’intérêt pour l’agriculture du futur.

20 novembre 2017
Jean-Sébastien Vaquer
Directeur de recherche émérite au CNRS
Université Jean Jaurès de Toulouse
L'invention et la diffusion préhistorique de la métallurgie

Dans la subdivision des temps préhistoriques, l'apparition des métaux est un critère important pour distinguer les périodes les plus récentes telles que l'Age du Cuivre, l'Age du Bronze et l'Age du Fer ce dernier correspondant partout au début des périodes historiques. En réalité certains métaux étaient connus et exploités très anciennement sous forme d'oxydes comme colorants et d'autres métaux disponibles à l'état de métal natif (cuivre, or) ont été utilisés dès le début du Néolithique au Proche-Orient. La métallurgie qui consiste à transformer des minerais en métal est apparu précocement au Proche-Orient et s'est développée progressivement dans le reste du Monde en passant par divers stades techniques. En Europe, il a fallu cinq millénaires et de nombreux jalons pour que la première métallurgie du cuivre et des métaux précieux atteigne l'Occident qui était resté à l'Âge de pierre. Dans chaque région l'arrivée de la métallurgie s'est accompagnée de changements idéologiques et sociaux.

4 décembre 2017
Pierre Monsan
pierre.monsan@insa-toulouse.fr
Professeur émérite INSA Toulouse
Directeur fondateur TWB

Catalyse enzymatique et Génie moléculaire
Valoriser la Recherche : l’exemple de TWB

Toulouse White Biotechnology (TWB) est une structure de transfert de technologie située côté secteur public à l’interface public-privé créée en 2012 dans le cadre du programme national « Investissements d’Avenir ». Sa mission est de créer de la valeur et des emplois dans le domaine des biotechnologies industrielles, c’est-à-dire de la transformation par voie biologique de matières premières renouvelables. TWB, sous triple tutelle INRA/INSA/CNRS, a mis en place un consortium comptant 53 partenaires dont 37 entreprises et 4 investisseurs. L’activité repose sur des mécanismes d’incitation à la prise de risques par les chercheurs et de partenariats industriels performants. Les projets sont tous examinés sous l’angle éthique grâce à la présence d’un philosophe « embarqué ». TWB a créé sa première jeune entreprise, EnobraQ, en 2015 et héberge actuellement 5 jeunes entreprises

19 décembre 2017
Renaud Mathevet
renaud.mathevet@lncmi.cnrs.fr
Université Paul Sabatier
Laboratoire des Champs Magnétiques Intenses
EXPERIENCE(s) DE LUMIERE

Divers aspects relatifs à la lumière sont abordés sous la forme originale d’une conférence-démonstration. Nous réalisons une dizaine d’expériences pour illustrer les contributions majeures de l'histoire des sciences qui ont contribué à forger nos conceptions actuelles de la lumière. Cela nous permettra d’aborder finalement les applications modernes comme le laser et la LED bleue.

9 janvier 2018
Tanguy Marchand
Institut d’astrophysique de Paris
La relativité générale et les ondes gravitationnelles

Il y a deux ans, ont été détectées pour la première fois des ondes gravitationnelles grâce à la gigantesque expérience américaine LIGO. Ces ondes sont dues à deux trous noirs ayant fusionné il y a plus d'un milliard d'années. En effet, d'après la théorie de la relativité générale (la théorie développée par Albert Einstein), un évènement si violent déforme l'espace- temps et cette déformation se propage sous forme d'onde jusqu'à nous. Ce premier évènement a été suivi durant ces deux dernières années d'une série de détections par les expériences américaine LIGO et européenne VIRGO dont les retombées scientifiques sont nombreuses. Ces observations permettent en effet de confirmer la théorie de la relativité générale, et d'ouvrir une nouvelle fenêtre sur l'univers en observant directement des objets exotiques tels que des trous noirs ou des étoiles à neutron. Dans l'exposé, sera expliqué ce que sont les trous noirs et les ondes gravitationnelles, comment nous avons pu les détecter, et enfin répondre à l'éternelle question : « Einstein avait-il raison ? »

23 janvier 2018
Gilles Dowek
INRIA et École Normale Supérieure Cachan
Le Temps des Algorithmes

Les algorithmes fascinent, les algorithmes inquiètent. Ils transforment tout dans notre monde : les notions de travail, de propriété, d'institution, de vie privée, de mémoire, d'intelligence...
Comment faire pour ne pas subir ces transformations, mais pour en être les acteurs ? Avant tout, chercher à comprendre ce que sont ces algorithmes. C'est ce que nous essaierons de faire au cours de cette conférence.

2 février 2018
Alexandre Moatti, Ingénieur en Chef des Mines et Université Paris Diderot
Histoire, heurs et malheurs d'une technocratie à la française.
alexandre.moatti@mines.org
L'intervenant propose un panorama (forcément rapide) de la place et du rôle des Grands Corps d'État, depuis la création de Polytechnique (1794) à nos jours, en passant par celle de l'ENA (1945). Seront aussi discutées l'histoire des termes (comme technocratie) et les doctrines associées à travers les âges, du saint-simonisme jusqu'à une forme de "néo-libéralisme" plus prononcé (et assumé) depuis une vingtaine d'années. A l'heure où les "élites" sont fortement contestées, il est proposé de voir en quelques exemples concrets en quoi elles ont effectivement "failli", et quels seraient les moyens de les refonder le cas échéant.

Alexandre Moatti est ingénieur en chef des Mines, chercheur associé en histoire des sciences et des techniques à l'université Paris- Diderot (laboratoire SPHERE UMR 7219). Il travaille aussi sur ce sujet de la technocratie et des élites
blog http://zelites.blog.lemonde.fr/
CV et publications à www.moatti.net

5 mars 2018
Anne Cambon-Thomsen,
DR émérite CNRS, INSERM/Université Paul Sabatier Toulouse
cambon@cict.fr
L'éthique des sciences dans sa dimension européenne
L’éthique s’est développée depuis des siècles sur la base de valeurs pensées dans leur dimension universelle pour guider la conduite et les décisions de la vie. Dans le domaine scientifique, la connaissance étant elle-même une des valeurs sur lesquelles s’appuient nos sociétés, l’éthique est intrinsèquement liée à ses pratiques. Son développement au niveau national, européen et international est particulièrement intéressant et un domaine en évolution et d’importance grandissante. On peut en aborder deux volets principaux, l’éthique de la pratique scientifique elle-même par rapport aux valeurs du monde scientifique, souvent résumée sous le terme d’intégrité de la recherche, et l’éthique vis-à-vis des personnes qui se prêtent aux recherches, par exemple recherche médicale. L’Union Européenne se doit de considérer les dimensions éthiques des recherches qu’elle soutient ou promeut, sans pour autant que l’éthique soit une de ses compétences. Comment tout cela se passe-t- il ? Qui est responsable de quoi ? C’est tout cela que nous explorerons à travers des exemples dans divers domaines

17 avril 2018
Emmanuelle Rial-Sebbag
Docteur INSERM, UMR1077, Toulouse
Lois et Santé
https://vimeo.com/267337173

4 mai 2018
Jean-François Daniel Nicolas,
Ancien Professeur Institut Pasteur, Directeur Recherche INSERM
Biologie du développement

Dans cette conférence il sera question du développement embryonnaire. Entre 1985 et 2015, avec la révolution de la génétique moléculaire, en particulier la possibilité de cloner les gènes, de séquencer et de comparer les génomes entiers, beaucoup des principes sur lesquels se base ce processus très complexe (sans doute le plus complexe de tous les processus connus dans notre univers) ont été élucidés. La plus grande surprise fut, peut-être, de constater que des organismes aussi différents que la mouche et l’homme utilisent pour leur développement les mêmes gènes qui étaient déjà présents chez leur ancêtre commun, il y a plus d’un demi-milliard d’années. Le fil conducteur du développement c’est donc l’évolution. La clé de l’émergence des développements ce fut l’apparition des interactions entre cellules. Elles sont à l’origine de la complexification de l’embryon et, avec une seconde innovation majeure, du réseau de régulation des gènes. L’analyse des processus du développement a renouvelé la génétique. On ne considère plus actuellement ni les gènes ni les protéines individuellement mais les gènes et les protéines dans les systèmes, les réseaux, d’interactions et de régulation qu’ils constituent. Tout cela sera présenté dans l’optique d'expliquer les principes de la fabrication d’un organisme.

Jean-François Nicolas, ancien professeur à l’Institut Pasteur et Directeur de Recherche CE à l’INSERM, a effectué l'essentiel de sa carrière à l’Institut Pasteur au sein du Département de Biologie moléculaire où il a dirigé l’Unité de Biologie moléculaire du Développement. Ses recherches ont porté sur le développement de la souris aux niveaux cellulaire et moléculaire et plus spécifiquement sur les comportements cellulaires dans la construction des structures de l'organisme et il fut l'un des leaders internationaux dans ce domaine. Les études les plus marquantes furent la mise au point d’outils moléculaires pour suivre les patrons d’expression des gènes et repérer les relations clonales entre les cellules. Ces outils lui ont servi à l'analyse du rôle des cellules souches au cours de l’élongation de l’embryon de la souris et à l'analyse des comportements cellulaires dans la fabrication du follicule pileux chez la souris. Il a été, à l'Institut Pasteur, membre du Conseil Scientifique, Directeur du Département de Biologie du Développement et a participé à de nombreux organismes internationaux d'évaluation et conseils scientifiques

17 mai 2018
Nadine Cerf-Bensussan,
HDR INSERM, Institut Imagine
Le microbiote, un déterminant clef en santé et en pathologie (conférence d'introduction au thème du microbiote)

5 juin 2018
Rémy Burcelin
Professeur INSERM, UPS Toulouse
Hormones et flore intestinale contrôlent la glycémie ou la clef de voûte du métabolisme

14 juin 2018
Thomas Pradeu,
Professeur Université Bordeaux/Sorbonne
Le microbiote un acteur inattendu de l'immunité

21 juin 2018
Volona Rabiharisoa,
Professeur Mines Paris Tech
La Gouvernance des problèmes de santé dans le champ des maladies rares

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à la conférence